Laura Laufer est l'auteur du livre Jacques Tati ou le temps des loisirs, publié aux Editions de l'If.

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Contribution à un petit chapitre manquant de l’histoire de la Cinémathèque Française ( 1ère partie)









En 1980-1982, un collectif d’usagers de la Cinémathèque française s’était constitué pour obtenir le maintien de la salle de la Cinémathèque de Beaubourg, l’amélioration des conditions de stockage des films, la bonne conservation et la restauration des copies, l’inventaire des films qui avaient brûlé dans le dépôt du Pontel, le maintien du tarif à un niveau abordable (5 francs en 1972, 10 francs en 1981, 15 francs envisagés en 1982), la publication des programmes et leur fiabilité (ne pas venir voir Les Espions de Fritz Lang et tomber sur ceux de Clouzot, ne pas louper un film rare de Victor Sjöström projeté sans être annoncé en remplacement d’une copie manquante d’un film de Dreyer ...
J’ avais été élue porte parole de ce collectif (1980-1982) qui avait constitué l’Association des Usagers de la Cinémathèque Française.

Quand Andre-Marc Delocque-Fourcaud fut nommé Directeur de la Cinémathèque , il nous reçut.Notre collectif a d’ailleurs organisé une nuit blanche de soutien aux cinéastes polonais quand nous avons appris l’assignation en résidence surveillée d’ Andrzej Wajda , lors de la prise de pouvoir par Wojciech Jaruzelski. Avec le soutien de la SRF,alors présidée par Alain Resnais , nous avons présenté des films d’ Agnieszka Holland (certainement d’une qualité moins purge propagandiste que son dernier film imbuvable L’ombre de Staline !!) , de Janusz Morgenstern, de Wajda Kanal, et je crois De la veine à revendre de Munk et des films films récents que nous étions allées emprunter directement à l’Ambassade de Pologne !!!-. Nous avons fait salle comble toute la fin d’après midi , plus la nuit durant à Chaillot jusqu’à l’aube .
Quand Delocque Fourcaud m’a cédé la parole pour présenter la soirée , j’ai commencé par lancer un chaleureux remerciement au service culturel de l’ambassade de Pologne qui nous avait , en non connaissance totale de la cause, gentiment prêté deux copies toutes fraiches arrivées du pays et Delocque Fourcaud est devenu blême !
Le collectif n’a pas survécu à la fermeture de la salle de Beaubourg d’autant que la plupart de ses membres actifs allaient partir presque tous au service militaire et par la suite , l’arrivée de Dominique PAÏNI a permis une véritable modernisation rationnelle de la Cinémathèque avec beaucoup de bon travail accompli pour la conservation, et l’archivage…
Vous pourrez lire ici quelques documents ou extraits de lettres envoyées à Messieurs Jack LANG ministre de la Culture, Hubert ASTIER (administrateur de la Cinémathèque française après la disparition d’Henri LANGLOIS), la réponse d’Hubert ASTIER, pétition, tract etc.

On comprend ici ce que l’on doit à Dominique PAÏNI par les transformations apportées à la Cinémathèque ...

Ci - dessous : extrait d’une lettre à Jack LANG Ministre de la Culture , extrait d"une lettre manuscrite de l’A.U.C.F. (si ma mémoire est bonne envoyée à la SRF), extrait de la lettre réponse d’Hubert ASTIER.